Ce qui vient désacraliser encore ce Hugo en scène, ce sont des incidents fictionnels : que ce soit le vol de la voiture du chauffeur de Zucchini ou l’irruption de sa fille Lisbeth parmi les spectateurs alors qu’ils ne s’étaient pas vus depuis des lustres.
Il faut, bien sûr, être fan de Fabrice Lucchini, de sa manière de faire jouer le public avec lui, de parler de manière très nombriliste pour s’embarquer sans barguigner dans ce récit qui colle à son personnage. Fort heureusement, les relations, via un téléphone, avec son épouse en voyage aux États-Unis ou les discussions avec les trois jeunes comédiennes qui jouent une version plus féminine de la vie de Victor Hugo, apportent d’autres pistes thématiques dans ce film.
Et si l a vraie force du film reposait, in fine, sur la manière de montrer l’étonnante modernité de l’auteur des Misérables ?
