CINÉMA : MERCREDI 11 MARS 2026

PLANÈTES, de Momoko Seto – 1h15
Film d’animation, science-fiction
Score : 4/5
Le scénario
Quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce.
Mon avis –
Même s’il faut parfois s’accrocher pour bien profiter de cette odyssée dans un monde de l’infiniment petit qui évoque au passage le principe des migrations dans l’environnement. Une migration qui est capitale dans l’univers naturel. Et au fil des étapes, on voit à quel point pour ces grains de pissenlit, il est difficile de trouver un nouveau port d’attache. Un sujet qui a une portée symbolique dans le monde actuel où celui qui arrive de loin est souvent stigmatisé, voire accusé de tous les maux.
Un sujet qui a été inspiré à la réalisatrice par son propre parcours qu’elle raconte : « Mes parents non-francophones, ont fait le choix pour moi d’une éducation dans un lycée français à Tokyo. Dès l’âge de 6 ans, je me suis retrouvée entre deux pays. On m’a élevée dans la tradition japonaise, mais je suivais le même programme scolaire que les petits Français. Je n’était ni une « vraie » Japonaise, ni une Française. Me voyant être « moitié » pour tout, mes parents me mettaient en garde pour que je ne devienne pas une « déracinée internationale (…) Je suis arrivée en France à l’âge de 19 ans en 2 000. C’est à ce moment-là de ma vie que j’ai eu envie de raconter cette histoire de déracinement, d’errance et d’enracinement. »
Avec une mise en scène des plus inventives et qui montrent des végétaux et des êtres vivants de manière très originale (et, par exemple, des prises vues en macro ou hyper ralenties), Planètes mélange l’infiniment petit et l’infiniment grand dans un ballet visuel où le poétique le dispute au réalisme avec des vrais végétaux et autres organismes vivants.
