Une Iranienne qui ne plie pas

Campant cette femme forte, autonome et indépendante, le personnage de Mahmaz est intéressant car elle décide, toute seule, de se venger ou de se pardonner. Un rôle qui permet à Parinaz Izadyar de montrer la palette de son jeu subtil pour jouer cette femme qui refuse de jouer les victimes.

Construit sur des dialogues riches et nuancés, Woman and Child parvient ainsi à décrire une réalité des plus complexes. Sur le plan de la mise en scène, alors que le scénario aurait pu être prétexte à une forme de théâtre filmé, Saeed Roustaee a quelques belles trouvailles de mise en scène, que ce soit les ambulances transformées en des espèces de R and BE du pauvre et surtout avec l’utilisation du verre comme matériau omniprésent. Symboliquement, cette présence de verre et de vitres – l’une sert même de tableau d’exercices pour les deux enfants avant le drame – montre bien la fragilité des liens entre les personnages, tout comme celle des temps de la vie. On retrouve la même séparation symbolique dans les rideaux en plastique de l’office de l’infirmière à l’hôpital.

Film puissant, film politique, Woman and Child est une œuvre âpre et qui interroge de manière frontale la société iranienne, patriarcale et rétrograde.

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