Alors, malgré son caractère de battante, face à l’intrusion des services fiscaux et sociaux, Meral ne peut pas s’en sortir et doit tout faire le pire pour tenter de subvenir à ses besoins et à ceux de ses deux filles… Commentaires du cinéaste : » J’ai pris conscience qu’en tant que société, nous n’avions pas du tout compris ce qui s’était passé : la dévastation d’existences. »
Montrant aussi bien le quotidien de la famille que l’action des municipalités, des juges… qui ont soutenu cette inquisition– elle passe aussi bien par la filature que par la surveillance des réseaux sociaux et la fouille du domicile – La Traque de Meral est un drame puissant, jouant sur une mise en scène sobre et redoutablement efficace, qui rappelle un peu l’univers des frères Dardenne, voire d’un Ken Loach. Et il offre à Dilan Yurdakul l’occasion de signer une composition toute en finesse de cette mère courage. Un grand film politique.
