Robert Duvall, un monument américain

Un brin provocateur, il a avait déclaré pourtant que son rôle préféré était celui du Texas Ranger usé devenu cow-boy dans Lonesome Dove (1989), une mini-série télévisée. Il avait déclaré en 2014 au New York Times : « Les Anglais ont Shakespeare ; les Français, Molière. En Argentine, ils ont Borges, mais le western est à nous. »

Robert Duvall avait aussi été scénariste, réalisateur et producteur, et dirigé cinq films, dont Le Prédicateur (1997), qu’il avait écrit et dans lequel il incarnait un pasteur évangélique illuminé cherchant la rédemption. Il avait porté ce scénario durant dix ans, mais les studios avaient longtemps refusé de le produire..

Ayant des opinions politiques républicaines, ayant passé une partie de sa jeunesse dans les ports militaires – son père était officier de marine- Robert Duvall s’était engagé pourtant en faveur de causes humanitaires comme le droit à l’avortement et affichait un grand mépris pour Donald Trump en évoquant même le « gâchis du Parti républicain ».

Ayant épousé en quatrième noces l’actrice et réalisatrice argentine Luciana Pedraza, l’acteur qui n’a jamais eu d’enfants, aimait Buenos Aires, « plus que tout autre endroit. » Sur Instagram, la britannique Jane Seymour s’est souvenu de son goût du tango et de son « amour du barbecue.« 

Ayant souvent incarné un personnage du rêve américain un peu fissuré, Robert Duvall symbolise bien toutes les contradictions des États-Unis.

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