Robert Duvall, un monument américain

HOMMAGE
Il vient de tirer sa révérence à 95 ans. Acteur américain oscarisé, Robert Duvall a incarné de sa présence magnétique bien des personnages de l’Amérique profonde et a mené une carrière d’une étonnante longévité. Il a marqué notamment deux films légendaires de Francis Fort Coppola : Le Parrain et Apocalypse now.

Dès l’annonce du décès de Robert Duvall, Al Pacino, son partenaire dans Le Parrain, a réagi dans un communiqué transmis à l’AFP : « C’était un acteur né, comme on dit (…) son don phénoménal restera à jamais dans les mémoires. Il va me manquer ». Il est vrai Robert Duvall a connu une carrière qui s’est étalé sur six décennies. Il avait eu son premier grand rôle à l’âge de 31 ans avec Du Silence et des ombres (1962), adaptation de Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur, d’Harper Lee.

L’homme avait un physique de vieux sage avec sa silhouette mince et cette calvitie précoce et sa manière d’exister même à l’arrière-plan d’une séquence tout en jouant toujours avec finesse et profondeur lui ont permis de traverser les modes. Mais, quand il passait au premier plan, c’était pour imprimer durablement de sa présence l’écran. Francis Ford Coppola lui offrira ainsi deux rôles marquants : Tom Hagen, avocat du Parrain dans ses deux premiers volets (1972 et 1974), et Bill Kilgore, lieutenant-colonel amateur de surf dans Apocalypse Now (1979). Le film lui valut une nomination aux Oscars et on se souvient de sa courte réplique : « J’aime l’odeur du napalm au petit matin. »

Ayant joué aussi bien du patron tyrannique dans Network : main basse sur la télévision en 1976 qu’un militaire gérant sa famille comme s’il s’adressait à des soldats dans The Great Santini (1979), entre autres, Robert Duvall devra attendre 1983 pour remporte l’Oscar du meilleur acteur, récompensant sa prestation de chanteur country alcoolique dans Tendre Bonheur.

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