La petite fille et l’épidémie

CINÉMA : MERCREDI 18 FÉVRIER 2026

LE MYSTÉRIEUX REGARD DU FLAMANT ROSE, de Diego Cespedes -1h48

Drame avec Tamara Cortes, Matías Catalán, Paula Dinamarca

Score : 4/5

Le scénario

Début des années 1980, dans le désert chilien. Lidia, 11 ans, grandit au sein d’une famille flamboyante qui a trouvé refuge dans un cabaret, aux abords d’une ville minière. Quand une mystérieuse maladie mortelle commence à se propager, une rumeur affirme qu’elle se transmettrait par un simple regard. La communauté devient rapidement la cible des peurs et fantasmes collectifs.

Mon avis –

C’est en se souvenant du salon de coiffure dans lequel sa mère travaillait au côté de trois homosexuels dont deux furent emportés par le VIH que Diego Cespedes a eu envie d’écrire ce film, en se souvenant du traumatisme maternel. Il raconte : « « Ma mère en parlait d’une manière terrible si bien que j’avais très peur de le regarder. L’idée de la maladie m’effrayait. Par la suite, après avoir fait mon coming-out j’ai découvert les milieux LGBTQI+ c’était incroyable. Lidia est naturellement à l’aise au milieu de ces personnes queer et en même temps effrayée par la maladie. Elle représente ces deux temps de ma vie, soit une atmosphère tragique et angoissée et l’autre, plus joyeuse. On pourrait dire que les yeux du film sont ceux de Lidia. »

L’idée très originale est d’avoir transposé son histoire loin de Santiago la capitale du pays pour la situer dans le désert du Nord, vers l’Atacama où, dans les années 80, moment où se déroule l’action, il y a avait une exploitation minière intensive. Ce qui confère à ce film une atmosphère de western dans lequel la moto remplace le cheval et où les baraques en bois des ouvriers ne dépareilleraient pas dans un film de Clint Eastwood. Allégoriquement, le désert est aussi une image de fin de vie, de paysages à la sécheresse mortelle.

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