Le cinéaste qui a reçu, entre autres, le Prix Jean Vigo 2022 pour Kindertotenlieder, a une approche très particulière du « sujet » de ce nouveau documentaire en suivant cette jeune femme au plus près sans pour autant émettre un jugement. C’est peut-être le plus cruel dans ce portrait d’une enfant solitaire de la grande bourgeoisie russe qui ne peut compter que sur quelques relations pour égayer son quotidien. Le reste du temps, elle erre dans les rues de Monaco, se prend en photos en train de danser, passe de longs moments à choisir une casquette pour aller voir le Grand Prix…D’elle, on ne sait que le minimum et le titre du film est peut-être le nom du yacht familial qui a été « exfiltré » de justesse à Dubaï.
Mystérieuse, parfois un peut trop, cette princesse a l’air de vivre dans un conte cruel du monde moderne quand l’argent seul ne fait pas le bonheur, même s’il contribue à meuble de strass un quotidien morne. Pour l’instant, comme dans les contes, aucun « prince » charmant (ou princesse) n’est venu(e) la réveiller d’un cauchemar luxueux.
