Un casting équilibré. En jouant sur des visages peu connus du cinéma, Julien Hosmalin donne une portée plus large à son histoire avec des personnages qui sont crédibles de bout et bout ce qui renforce le réalisme du film qui décrit très bien ce petit monde marginal où la fraternité n’est pas un vain mot. Cela donne des séquences touchantes et belles comme celle de l’enterrement de la mère.
Une réalisation uppercut. Sans jamais en rajouter dans le glauque – on ne voit jamais ce qui se passe dans la cave où sévit l’agresseur pédophile, pas plus que l’on ne sait ce qu’a subi réellement Dario – le film bénéficie d’une mise en scène digne des films indépendants américains avec un montage nerveux, des plans variés et une caméra qui ne néglige aucun détail.
Un solide thriller pour commencer l’année.
