Un combattant contre l’esclavage

Utilisant les décors sauvages de la Réunion – pour une séquence,le réalisateur a utilisé la cascade Niagara, à Sainte-Suzanne – le film est filmé du côté de Furcy qui fait montre d’une grande force de caractère et se bat sans relâche , malgré les châtiments corporels les plus cruels, pour faire reconnaître ses droits. Tout un symbole, le film s’ouvre par une chanson sans musicien interprétée par Danyel Waro, artiste reconnu à la Réunion, or, pendant de nombreuses années, il était interdit de parler la langue créole et donc, encore plus, de la chanter.

Porté par le jeu impeccable de Makita Samba (Le Premier Venu, Quelques jours pas plus...), le film retrace dans une veine naturaliste le chemin de choix de cet homme qui ira jusqu’à Paris pour gagner son long combat. Si la mise en scène reste classique, avec parfois des images un peu récurrentes de la beauté des paysages de la Réunion, l’histoire, solide et émouvante, est servie par une distribution quatre étoiles : Vincent Macaigne est étonnant par exemple dans le rôle du « propriétaire » de Furcy, symbole du paternalisme odieux de ces planteurs qui considèrent leurs esclaves comme des « membres de la famille ». Une histoire qu’il faut vraiment découvrir.

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