On le mesure aussi avec le personnage du patron de l’entreprise qui se reproche, avec un apparent détachement, de ne pas avoir su protéger son frère alors même que l’on mesure que ce décès a joué un vrai rôle dans sa manière de gérer son équipe.
Il est dommage que le seul moment vraiment inattendu de l’histoire soit – outre le moment du malaise sous la pluie – la séquence de la coupe de cheveux (un motif récurrent dans les romans de M. Sheo, auteur du texte éponyme adapté ici) très surprenante durant laquelle les deux personnages sont obligés de tomber le masque et de jouer une certaine intimité.
Malgré certaines longueurs, cette plongée au cœur de la société japonaise et de ses contradictions n’est pas sans intérêt et fait découvrir un mode de vie parfois déroutant.
