À la vie, à la mort !

Toute la partie du film consacrée aux relations compliquées entre le jeune entrepreneur et Maître Man, redouté prêtre taoïste, est très juste et ce, d’autant plus que Man fait régner une certaine « terreur » dans sa famille avec un fils à ses ordres et une fille, médecin, qui le craint. Comme il montre bien la manière dont le taoïsme ne considère pas les femmes dignes d’officier dans les cérémonies car elle sont impures. Comme quoi, toutes les religions redoutent l’éternel féminin.

Là en revanche où l’histoire nous perd, c’est dans les longs, trop longs passages sur la thanatopraxie qui finissent par ressembler à un manuel pratique, avec une certaine complaisance morbide, comme lorsqu’on voit Dominic enfoncer une aiguille dans la cornée d’une morte… Au terme de 2h20 de plongée dans le royaume de la mort, et malgré une très belle séquence finale, on se dit que l’opus aurait mérité d’être largement coupé et allégé.

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