Si l’histoire a un peu de mal à trouver sa vitesse de croisière, sans doute aussi pour montrer le mal être de cet enseignant atypique et qui court toujours après l’argent, elle devient plus dense dès lors que l’incident se produit le jour de l’inauguration du concours national de poésie où Òscar, par ses maladresses, devient la victime expiatoire toute trouvée. Une victime lâchée par tous ses proches, notamment ses compagnons de création qui ont peur de perdre le soutien financier de l’ambassade des Pays-Bas, dont la conseillère culturelle est une caricature du genre.
Accompagnée d’une bande originale avec une clarinette jazz qui offre un contrepoint « léger » dans les séquences les plus tendues, l’histoire est marquée par la présence de Ubeimar Rios, un instituteur qui vit dans une ville près de Medellín, et qui apporte une vraie humanité au personnage de ce rêveur, perdu dans le monde qui l’entoure.
Le film, qui est aussi le récit d’une réconciliation entre un père et sa fille, a marqué la sélection Un certain regard au dernier Festival de Cannes où il a reçu le Prix du jury.
