Brouillant les pistes en filmant parfois des scènes vues du point de vue d’un personnage distant, Neo Sora joue tout au long du récit sur la métaphore d’un monde « en train de trembler », et même l’amitié entre Yuta et Kou semble petit à petit vaciller.
Si les jeunes comédiens – à l’exception de Yuta Hayashi n’avaient jamais fait de cinéma avant – jouent leur partition sans fausses notes, si le travail sur la photographie est soigné, Happyend ne parvient pas pour autant à nous impliquer et manque de rythme. Peut-être aussi le fait de ménager quelques intermèdes plus amusants à un climat plus anxiogène créé une atmosphère un peu bancale. Cela se voit clairement dans la scène où le directeur du collège est retenu par certains élèves dans son bureau et dont le déroulement semble peut vraisemblable, eu égard au climat de surveillance généralisé. Peut-être, faut-il être plus immergé dans la culture pour être sensible à un tel sujet ?
