La raison du plus fou

Par ailleurs, Judith Davis évoque l’air de rien bien des thèmes qui traversent nos sociétés actuelles comme l’envie de larguer les grandes villes pour retrouver une vie plus proche de la nature. Il est vrai, le prix à payer peut être lourd et on le mesure bien en découvrant le quotidien du couple formé par Elisa et son compagnon qui est loin d’être de tout repos, même si, en parallèle, le duo d’entrepreneurs voraces ne fait pas vraiment rêver non plus. Faire sa révolution personnelle n’est pas de tout repos, on le sent bien.

Enfin, il y a dans cette comédie tonique, un regard non dénué d’humour sur le regain d’une forme de spiritualité, voire de sacré, avec toute une théâtralité dans cette ZAD perdue dans une forêt, qui ne peut que provoquer le sourire. Il y a alors une forme de bouffonnerie sympathique qui n’est pas sans plonger le spectateur dans les racines du carnaval.

Bonjour l’asile peut sembler parfois un peu bancal, part dans bien des directions, mais il se dégage de ce récit une folie communicative.

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