Le film montre bien aussi, en contrepoint, un cadre familial atypique avec un père (Geert Van Rampelberg), chanteur à succès, et qui est autocentré en permanence, sûr de lui, et ayant bien du mal à s’intéresser vraiment à ceux qui lui sont pourtant cher.
Le problème, c’est qu’à trop jouer le positif, le film devient parfois un brin mièvre. Même si le grand père, exploitant agricole veuf, est bien campé, son escapade avec son petit fils dans les Ardennes où il fut si heureux avec son ancienne épouse force un peu dans le mélodrame. Et si, on a vite compris par le choix de l’éclairage que le cinéaste voulait faire un film solaire, tonique comme le message porté par le scénario, la mise en scène est d’un classicisme terrible avec des ralentis inutiles par exemple dans la séquence convenue de la fête foraine et des autos-tamponneuses. Il y avait pourtant des pistes intéressantes comme la séquence à Bruxelles chez l’oncle qui tient une boîte de nuit.
Un peu d’audace de réalisation aurait été utile pour soutenir un tel message d’ouverture à la différence.
