Une enseignante perdue en Corée

Une fois encore, il a dirigé ses acteurs en jouant sur l’émotion : « À vrai dire, je crois à la sérendipité et à ce qui peut survenir dans les rencontres entre Isabelle, les personnages et les lieux devant ma caméra et avec mon scénario. Ces rencontres s’enrichissent au fur et à mesure, j’essaie simplement de les capturer et de les arranger de la façon la plus naturelle possible », dit-il. De son côté, Isabelle Huppert découvrait les dialogues la veille du tournage, voire le matin même, ce qui confère au film une vraie fraicheur dans la tradition de la Nouvelle Vague.

Un univers auquel on ne peut rester insensible, malgré une errance qui semble parfois tourner en rond et une comédienne qui en rajoute parfois dans la naïveté adolescente et fait souvent la moue se jouant de son chapeau de paille au gré des séquences. Une curiosité cinématographique en tout cas même si le récit n’est pas palpitant de bout en bout.

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