Comment tenir un budget quand l’inflation est galopante, organiser un tournage dans les montagnes libanaises alors que le carburant est délivre au compte-goutte, comment faire répéter les deux enfants du film, alors qu’elles sont psychologiquement atteintes par ces explosions… Sans pathos, ni grande déclaration politique, Cyril Aris nous fait partager le quotidien d’une équipe passionnée et volontaire qui doit, en prime, faire avec le retour de l’épidémie de Covid.
Et puis, à travers tous les soucis rencontrés par l’équipe, et qui mettent chaque jour le film en péril, on mesure aussi la complexité politique du pays. Ainsi, l’acteur principal du film, Saleh Bakri, israélien d’origine palestinienne, doit faire un vrai parcours du combattant pour rejoindre le plateau de tournage, symbole des tensions permanentes dans cette région du Proche-Orient (et à l’époque, on était loin de la situation actuelle…)
Doc sur le cinéma, mais aussi doc sur un pays au bord du gouffre, Danser sur un volcan est un opus bourré d’énergie et non dénué, au gré d’une séquence, de cet humour si typique du Liban.
