Lutter face à la fatalité des origines

Évoquant la question de l’identité dans un pays où on renvoie en permanence au jeune homme un peu perdu la question de ses origines, Karim Bensaleh montre bien comment Sofiane veut se sortir de la case de « l’arabe » dans laquelle on a systématiquement la tentation de l’enfermer. L’histoire n’en prend que plus de résonance dans le contexte du métier d’entrepreneur des pompes funèbres , inhabituel dans le cinéma, et qui offre quelques séquences singulières qui montrent comment le jeune homme découvre petit à petit une dimension spirituelle en s’initiant aux rites mortuaires.

Si toute cette partie de l’histoire est menée avec une belle subtilité, l’indécision constante du jeune homme, notamment dans la deuxième partie, et même si on sent que le cinéaste a voulu un rythme troublé comme son « héros », prive le film d’une forme d’intensité qui l’aurait rendu convaincant de bout en bout.

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