Avec l’utilisation classique de la voix-off, le film est une honnête version du roman initial, même s’il ne restitue pas complètement son style. Par ailleurs, Alain Corneau surprend son monde par l’utilisation d’un clavecin, sur le papier surprenant, et qui symbolise comment au Japon on se représente l’Europe.
Et, indéniablement, le film est porté par l’interprétation de Sylvie Testud qui donne toute sa mesure dans cette fable sur le Japon moderne avec quelques belles scènes, notamment celle où son personnage se réfugie dans le jardin zen, qui est en fait le Ryoan-ji, se trouvant à Kyoto et date du XVIe siècle. Pour ce rôle, l’actrice a travaillé le japonais de manière intensive durant deux mois.
Alain Corneau s’est amusé aussi à glisser un clin d’œil à son univers avec la séquence où Sylvie Testud et Kaori Tsuji se mesurent un colt à la main et qui renvoie à son film de 1976, Police Python 357.
