Pour autant, la réalité n’est pas à la hauteur de leur rêve. Et, elles doivent faire avec une administration qui semble venue d’un autre temps avec l’image de cette secrétaire butée dès qu’il lui faut sortir du document administratif en règle : à défaut d’étudier l’anglais, elles finissent alors par rejoindre, par pis-aller, la faculté d’économie.
Dans une belle économie de moyens, Luàna Bajrami parvient à dresser un portrait vivant de cette jeunesse kosovare qui rêve d’un autre monde. Et, au contact d’une série de personnages secondaires, Zoé et Volta se découvrent des personnalités et des désirs qui sont différents.
Un récit d’apprentissage qui, malgré quelques longueurs, montre bien comment, malgré son énergie, la jeunesse a bien du mal à vibrer dans un tel monde qui a tendance à écraser les ambitions individuelles. Pour autant, cette jeunesse qui se cherche ne semble pas se faire d’illusions sur l’autre monde, dit libéral.
