Précoce, Aznavour le fut au cinéma où il a commencé en 1936 et apparaît dans La Guerre des gosses de Jacques Daroy : le petit Shahnourh, Varinag Aznavourian n’a que 12 ans. Deux ans plus tard, il croisera le chemin de deux futures stars de la chanson – Serge Reggiani et Marcel Mouloudji – dans Les Disparus de Saint-Agil, de Christian-Jaque. Il n’arrêtera plus ensuite de tourner. Il a campé plusieurs personnages issus des pays de l’est, qu’ils soient arméniens bien sûr, mais aussi juifs – dans Mangeclous, de Moshe Mizrahi en 2006 comme dans Yiddish connection, de Paul Boujenah, en 1986, dont il avait cosigné le scénario.
Pour finir, un film mineur (et daté) symbolise la double casquette de l’artiste : Cherchez l’idole, de Michel Boisrond, en 1964, où plusieurs artistes interprètent ses chansons. Et pas des moindres : de Johnny Hallyday à Sylvie Vartan, en passant par Eddy Mitchell.
Ce timbre marque donc le centenaire de la naissance d’un artiste qui n’a délaissé aucun terrain d’expression artistique. Et qui a toujours été curieux du « travail » des autres.
