Une fable sur le Maroc

Pour autant, en suivant les pérégrinations de Itto dans ce Maroc perdu, Sofia Alaoui n’idéalise pas un pays rural. Elle souligne : « On est dans un pays très disparate. Itto incarne ce mélange des classes. Ce monde inégalitaire en demande d’équilibre constante. Itto n’est pas à l’aise ni dans un monde ni dans un autre. Je ne voulais pas idéaliser le bonheur de la campagne. Car ce n’est pas vrai. C’est une vision un peu bourgeoise de se dire que la simplicité de Fouad et des bergers qui partagent le tajine avec Itto, est la solution. La solution c’est l’équilibre. «  À cet égard, l’irruption d’une présence extraterrestre agit comme un révélateur.

Porté par une mise en scène d’une grande rigueur, le film est porté par le jeu impeccable de Oumaïma Barid qui retrouve le sens d’une certaine fraternité et s’aperçoit vite, notamment dans sa relation avec le une serveur du restaurant qui l’aide à retrouver les siens que l’argent ne peut tout résoudre.

Ce film a reçu le prix spécial du jury à Sundance prestigieux Festival américain. Une cinéaste qu’il faudra désormais suivre avec attention.

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