C’est cette vision par trois points de vue différents qui permet d’évoquer d’autres instants dans la vie des protagonistes – que ce soit les relations amoureuses de Rose que celles, compliquées, de Jean, qui ne peut se départir d’une certaine tension dans les rapports avec les autres, y compris dans les relations amoureuses. Le film montre aussi avec justesse le lent parcours d’intégration d’une famille qui ne baisse jamais les bras, malgré l’adversité et les écueils du quotidien. Léonor Serraille souligne : « La plupart des gens ne se plaignent que très peu, ils travaillent ou espèrent travailler, ils s’aiment, ont des enfants ou pas, vivent du mieux qu’ils peuvent. Ils jouent le jeu, ils paient leurs impôts, mènent leur vie. »La plupart des gens ne se plaignent que très peu, ils travaillent ou espèrent travailler, ils s’aiment, ont des enfants ou pas, vivent du mieux qu’ils peuvent. Ils jouent le jeu, ils paient leurs impôts, mènent leur vie. »
Bien joué, le film souffre parfois d’une certaine langueur dans la réalisation comme s’il était nécessaire de s’appesantir sur certains instants de vie pour les mieux faire comprendre. Pour autant, cette tranche de vie ne manque ni d’intérêt, ni d’émotion.
