Indéniablement, le personnage est sympathique, haut en couleurs mais, très vite, on perçoit le petit patron un brin démagogue derrière le masque du libérateur de ces dames ou qui se bat pour qu’une SDF trouve un logement. On sent bien qu’il faut être dans ses papiers pour être respecté, donc se plier devant toutes ses exigences. Car l’homme a des lubies et peut ainsi faire se déshabiller un chippendale pour « récompenser » ses dames ou créer des badges de lionnes pour motiver ses troupes en jouant les DJ d’un jour. Certains des employés ne sont dupes de la manière de diriger un brin paternaliste de Libéro et c’est chez les jeunes notamment que l’esprit contestataire vient, heureusement, poindre, l’épidémie de pandémie autorisant bien des dérives sous couvert de fraternité.
Si le doc est parfois désordonné, il a le mérite de montrer, dans une forme parfois burlesque la réalité d’une PME qui s’investit dans une période spéciale pour créer un produit dont le pays manque alors cruellement. Une chose est sûre : sans cet enjeu et les risques vitaux que fait courir l’absence de masques, un personnage tel que Libéro ne serait pas vraiment sympathique.
