D’amour et de rap

Ce qui porte indéniablement l’histoire, c’est le duo de jeunes comédiennes au cœur du récit. Musicienne de formation, Elsi Sloan exprime un charisme certain quand elle se met à chanter et elle a un regard qui semble vous transpercer. Quant à Carmen Kassovitz – la fille de Mathieu Kassovitz – elle a également une présence forte et un jeu tout en nuances, nourrissant les séquences de sa formation de danseuse. Pour obtenir une relation forte entre elles, la cinéaste a ménagé un long temps de préparation et raconte : « Grâce à cette période de répétitions, les acteurs ont vraiment appris à connaître leurs personnages et, surtout, à se connaître. Elsi et Carmen sont devenues des amies proches et il y avait un lien très naturel entre iels, que l’on voit dans le film. Elles se soutenaient et s’entraidaient. »

Malgré le jeu assez abouti des acteurs – on repère aussi Camille dans un rôle inattendu – ce film, fin sur le plan psychologique, a parfois du mal à rebondir, comme si la réalisatrice avait beaucoup misé sur la force d’expression de ses comédiennes, en laissant un peu de côté la densité de sa narration. Malgré ses réserves, son film, à la réalisation soignée, témoigne d’un vrai regard sur l’amour et les ravages de la possessivité.

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