Embarquement pour l’enfer

De fait, l’histoire accumule les scènes de baston et le sang coule à flots, gicle sur les protagonistes, à défaut de le faire sur le spectateur, entre deux moments où l’un des détenus bouffe l’oreille d’un flic. Le jeu est caricatural en diable et les comédiens, beaux gosses la plupart, sont contraints de rouler des yeux et de ricaner nerveusement pour montrer qu’ils sont de vrais cinglés.

Par certains côtés, cela pourrait ressembler à du Tarentino, l’humour et le deuxième niveau en moins. Pourtant, le huit clos dans le décor métallique du navire aurait pu donner lieu à des scènes beaucoup plus fortes, tout comme l’approche de la tempête. Au lieu de ça, entre une infirmière un peu gourde, de vieux truands le retour et des flics héroïques aux prises avec un monstre, fruit de manipulations génétiques, la croisière finit par nous lasser ! Une mise en scène des plus efficaces ne fait pas tout.

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