Au cœur de la machination, il y a la personnage de cet agent sans vrai état d’âme et qu’incarne avec brio Luis Tosar qui fut un camarade d’études du réalisateur. Avec son visage buriné, ses sourcils épais et sa silhouette trapue, Tosar incarne à la perfection cet homme qui a pris des libertés avec les règles et joue au cow-boy en étant toujours à la frontière du légal. Un agent qui maîtrise tous les rouages de l’efficace machination, des relations avec la presse, à l’utilisation d’escort girl qu’il fait chanter pour parvenir à ses fins. Même si, dans le plus noir des mondes, la relation amoureuse peut venir mettre un peu de baume au cœur de l’homme le plus revenu de tout.
Un thriller sombre, brutal et d’une belle efficacité. Et qui est inspiré d’un fait bien réel : un flic espagnol, ex-commissaire – José Manuel Villarejo – a été jugé en 2018 pour avoir espionné et fait en sorte de discréditer de grandes personnalités politiques et publiques, de droite comme de gauche, en Espagne pendant des années.
