Décrivant un rapport au monde, avec la fiction comme puissance de le réenchanter, George Miller part d’un dispositif théâtral avec le huit-clos dans la chambre d’hôtel où la conversation entre la prof et le génie est le moins de départ de bien des envolées pour un autre monde, à la manière des contes des Mille et une nuits.
Avec une esthétique qui rappelle l’orientalisme coloré des productions hollywoodiennes de la belle époque, le film est une ode au lâcher prise et à l’aventure et bénéficie d’une mise en scène rythmée. Pour autant, les histoires fantastiques et déjantées, narrées par ce Djinn au regard mystérieux et à la carrure d’athlète de haut niveau, finissent par tourner en rond, malgré le talent des deux acteurs principaux pour nous embarquer dans ces mondes parallèles.
Le cinéaste a beau multiplier les clins d’œil au film de genre, l’éternité n’est pas une sinécure. Il faut alors avoir l’esprit très porté sur les contes fantastiques pour être titillé par cet opus coloré mais qui traîne en longueur. L’évidente qualité de mise en scène ne sauve pas un scénario manquant de fond.
