La longue marche

Filmant de manière chronologique la longue marche de la jeune Agata, utilisant les dialectes frioulan et vénète ,Laura Samani a utilisé les services de gens croisés durant le repérage et qui sont devenus des personnages du film (y compris des familles entières), ce qui confère à l’ensemble de son histoire un vrai naturalisme. Et une authenticité, le tout étant renforcé par une très belle photographie, œuvre de Mitja Licen. On ne peut qu’être étonné par la force d’interprétation de Celeste Cescutti et Ondina Quadri.

Sans jamais tomber dans une certaine bondieuserie, le film dépasse largement la question de la foi et de la vie après la mort pour livrer une approche poétique de l’existence où bien des symboles font parfois douter de la frontière entre le réel et une certaine magie. Certains séquences comme celle du bain final sont, enfin, d’une très grande beauté poétique quand d’autres, telle l’attaque de la charrette nous replonge dans le dureté des anciens temps. Vraiment original !

Laisser un commentaire