Quelle (sage) -femme !

À l’heure où toute une frange réactionnaire remet en cause le droit à l’avortement en Europe, sans même parler des États-Unis, le portrait de cette femme de conviction nous rappelle comment la liberté à l’avortement qui a bouleversé la vie des femmes (et des hommes aussi) fut un combat de longue lutte. Et aujourd’hui, Chantal Birman dit sans barguigner qu’elle serait prête à « mourir » pour défendre ce droit.

On mesure d’ailleurs comment cette femme bourrée d’humour est du côté de la vie quand on la voit au côté de jeunes femmes, dont certaines dépriment après un accouchement. Et comment elle est capable de tirer sa lourde valise, un vrai personnage, d’étage en étage pour aller soutenir le moral d’une patiente. C’est aussi le portrait d’une femme de transmission et qui partage le goût du métier avec une jeune sage-femme en stage. Alors, et même si l’on pense que les nouvelles pousses du métier sont aussi remplies de conviction, on mesure à quel point Chantal Birman fut une pionnière et une féministe convaincue. En prime, la cinéaste ayant connu un accouchement difficile – sa fille, Lou, a frôlé la mort – elle a sans doute imprimé ce documentaire d’un surplus d’émotion.

Alors, même pour quelqu’un qui n’est pas du tout au fait de ce métier féminin, ce documentaire est tout à fait passionnant. Et ce portrait est un bel hommage à cette grande dame.

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