Si l’histoire commence comme un conte de Noël avec un banal rêve de vélo bleu d’une jeune fille qui en fait, câline, la demande à son aïeul, elle tourne vite au cauchemar. Aussi bien dans sa maison que dans sa grange, transformée en camp de base pour traquer les tueurs, Mads Mikkelsen mène le bal d’un drame sanglant où, entouré d’un trio détonnant – le hacker en surpoids devenant un tireur expert mérite un arrêt sur images- il parvient à se venger.
Pour autant, même si la réalisation est solide, l’histoire finit par devenir un catalogue de séquences peu vraisemblables. Et qui détonne avec l’humour, parfois noir, glissée ici ou là, notamment quand un des membres de sa bande s’improvise en psy auprès de sa fille. Mads Mikkelsen a beau avoir un sacré talent, il ne parvient pas à tirer son épingle du jeu et ce thriller un peu lourdingue – même s’il laisse voir en toile de fond les ravages causés par le quotidien de la guerre- finit par s’essouffler.
