Cannes 2021 : Léos Carax en ouverture

Après l’annulation de l’édition 2020 pour cause de crise de la Covid, le Festival de Cannes 2021, s’annonce riche et variée. Coup de projecteur.

En mai, on fait ce qui nous plaît sauf le Festival de Cannes qui a dû encore reporter son édition cette année. Sauf coup de Trafalgar sanitaire, la 74e édition se tiendra du 6 au 17 juillet. Les organisateurs du Festival ont reconduit à la présidence du jury Spike Lee, premier Afro-Américain à occuper cette fonction. On peut s’attendre à une compétition ouverte avec un embouteillage de films et quelques innovations.

Cette édition marque ainsi le retour de Léos Carax dont le dernier film, Holy Motors, a presque dix ans. Il revient avec une comédie musicale qui ouvrira les festivités, Annette, dont la bande originale et le scénario sont signées du groupe américain Sparks et qui réunira deux étoiles : Marion Cotillard et Adam Driver. L’histoire ? Los Angeles, de nos jours. Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie.

Autre film qui risque de provoquer des remous : Benedetta, de Paul Verhoeven, film sur une nonne lesbienne au XVIIe siècle, interprétée par Virginie Efira. Il faut encore parler du dernier Wes Anderson : The French Dispatch, un film tourné à Angoulême, dans le sud-ouest de la France, et qui devait déjà être de la sélection l’année dernière. Avec un casting du tonnerre et international : Bill Murray, l’acteur fétiche du réalisateur, Tilda Swinton, Timothée Chalamet, Adrien Brody, et côté français, Léa Seydoux et Mathieu Amalric.

On pourrait encore évoquer le retour de Nanni Moretti avec Tre Piani, du cinéaste iranien Asghar Farhadi avec Un héros… Et puis, cocorico oblige, sept films français sont en lice, notamment France, de Bruno Dumont porté par Léa Seydoux; Tout s’est bien passé; de François Ozon ou encore Titane de la réalisatrice Julia Ducournau.

Sous le nom de “Cannes Premières” , une nouvelle catégorie pointe son nez. Son but ? Accueillir “des cinéastes confirmés, qui pour diverses raisons viennent montrer leurs films en parallèle de la compétition”, comme le note Thierry Frémaux. Y figurent ainsi Tromperie, d’Arnaud Desplechin; Serre-moi fort,de Matthieu Amalric ou encore Mothering sunday, d’Eva Husson.

À suivre donc dans le contexte de l’évolution de la crise sanitaire qui fait peser encore un doute sur la présence de délégations étrangères…

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