DE NEIGE ET DE FEU !

LA PRINCESSE DES GLACES, d’Aleksey Tsitsilin – 1h29

Film d’animation

Sortie : mercredi 14 février 2018

Mon avis : 4 sur 5

Le pitch ?

Après avoir vaincu de manière héroïque la Reine et le Roi des Neiges, Gerda, la Princesse des Glaces, n’est toujours pas en paix avec elle-même. Elle rêve de revoir ses parents, enlevés autrefois par le Vent du Nord et de vivre de nouveau en famille, accompagnée de son frère Kai. C’est ainsi que Gerda et ses amis embarquent dans un voyage exaltant, plein de rebondissements afin de retrouver ses parents, faisant face à de nouveaux défis qui ne vont pas lui rendre la vie facile. Gerda, en compagnie de Rollan, qu’elle vient à peine de rencontrer, va découvrir un ancien objet magique appartenant aux Trolls : la pierre aux souhaits…

2 raisons d’y aller ?

Un conte fantaisiste. Ce n’est pas l’adaptation du conte de Hans Christian Andersen que l’on découvre ici mais une histoire inédite qui évoque les thèmes éternels des amitiés adolescentes, des prémices de l’amour et du respect pour les parents. En retrouvant Orm le troll, déjà présent dans la saga The Snow Queen, la reine des neiges, en 2014, on assiste aux nouvelles aventures de Kai et Gerda qui ont grandi et doivent faire face à des évènements périlleux dans un monde où s’affrontent le feu et la glace. Leur but ? Restaurer l’harmonie dans la famille.  Avec un thème qui peut toucher les adolescents de tous pays : celui d’avoir des super pouvoirs dans un monde plein de dangers.

« Le personnage de Rollan incarne ce désir de devenir le meilleur de tous. Il y a beaucoup d’histoires hollywoodiennes qui parlent du garçon ‘le plus populaire du lycée’ dont s’éprennent toutes les filles de Terminale. La popularité, l’amour et l’admiration de tous, c’est séduisant mais la fin justifie-t-elle les moyens ? On a intégré cette question dans une histoire pleine de rebondissements sur l’amitié de Gerda et Rollan, en multipliant les scènes au tempo rapide » souligne le producteur Vladimir Nikolaev.

Une mise en scène qui a du souffle. La lutte entre le feu et la glace est un thème idéal pour permettre de jouer sur les contrastes et les couleurs. Et les irruptions de la fille Flocon de neige et des Charbons ardents donnent lieu à des séquences non dénuées d’une grande puissance poétique.

Bien sûr, ce film d’animation jour sur bien des clins d’œil au cinéma de genre. Ainsi, le roi Arrog , sévère et arrogant, renvoie à Sean Bean qui joue Boromir dans Le Seigneur des anneaux. Quant au grand prête, il a été directement inspiré d’Indiana Jones, comme le souligne le réalisateur : « Dans l’un des films de la saga, il y a un grand prêtre qui arrache le cœur de ses victimes avant de les brûler. Steven Spielberg avait très bien mis en scène cette séquence, si bien qu’on a décidé de prendre notre revanche sur ce grand prêtre-là. On lui joue de mauvais tours dans notre film La Princesse des glaces pour venger nos souvenirs d’enfance. »

Soignant les moindres détails, s’inspirant même d’une vraie belette, entrée accidentellement dans le studio, pour créer les mouvements de la belette des neiges, ce film d’animation offre aussi une musique originale qui « colle » bien à ces aventures et signée Fabrizio Mancinelli. Quant à la chanson destinée à être interprétée en famille, c’est Eve Ottino qui en est la voix.

crédits photos :  Wizart Animation 

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