VINCENT LINDON REVIENT EN FORCE

073359La Loi du Marché, de Stéphane Brizé est à l’écran le 19 mai. Deux jours avant, Vincent Lindon, qui porte le film sur ses épaules,  une pause par le Festival de Cannes où le film est en compétition.

Quelques semaines à peine après la sortie  de Jamais de la vie, de Pierre Jolivet, le cinéma d’inspiration sociale prouve sa vitalité avec le nouvea film de Stéphane Brizé. C’est l’histoire d’un ex-syndicaliste qui, après de longs mois de chômage, retrouve du travail comme vigile de grande surface. Aimant filmer l’humanité, l’auteur de Quelques heures avant le printemps récidive ici en collant de plus près au personnage de Thierry, un antihéros s’il en est confronté à la crise et à ses effets. Il montre comment l’humiliation touche au quotidien le monde du travail. Confidences du cinéaste :  « Mes films ont toujours traité de l’intime mais sans mettre en écho l’homme et son environnement social. L’étape suivante était d’observer la brutalité des mécanismes et des échanges qui régissent notre monde en confrontant l’humanité d’un individu en situation de précarité à la violence de notre société. J’ai travaillé au scénario avec Olivier Gorce que je connais depuis longtemps mais avec lequel je n’avais jamais collaboré. Son analyse et son regard sur les thématiques sociales et politiques sont très pertinentes et il était le compagnon de route idéal pour ce projet. »

071260Tourné en majorité avec des acteurs non professionnels, le film  – c’est la première fois que le cinéaste est en compétition sur la Croisette – permet à Vincent Lindon de signer une des compositions dont il a le secret. Dans Télérama, le comédien souligne : « Il y a chez ce personnage une volonté de ne pas se laisser abattre mêlée au refus des concessions que j’aime énormément. Chez moi, ce refus peut virer à l’aversion, démesurée, exagérée.  Je suis « tolérance zéro », trop sévère avec moi. Mon obsession, dans la vie comme dans le métier, c’est de refuser le confort. Je suis toujours assis sur des coins de chaise, le coude de travers, dans une mauvaise position. Le confort m’angoisse… J’ai choisi l’intranquillité. »


 

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