Truffaut tel qu’en lui-même

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Un festival Truffaut sur Arte

Pour célébrer le trentième anniversaire de la dispartion du cinéaste, Arte propose une programmation spéciale du 27 octobre au 7 novembre. Présentation.

Il était le cinéaste qui aimait les femmes, celui qui filmait aussi ses doubles, et le réalisateur inspiré qu’il campait lui-même dans La Nuit Américaine.  Un acteur chez les autres aussi : Steven Spielberg l’avait choisi pour jouer un savant français spécialiste des ovnis dans Rencontres du troisième type. Spielberg qui a expliqué ainsi son choix  à l’époque : « J’avais besoin d’un homme qui aurait l’âme dun enfant, quelqu’un de bienveillant, de chaleureux, qui pourrait totalement admettre l’extraordinaire, l’irrationnel.« 

Les amateurs du cinéma de François Truffaut seront ravis du cycle proposé par Arte avec trois longs métrages, un documentaire inédit et un spécial du magazine « Court-Circuit ». Le tout accompagné de bonus vidéo exclusifs sur les réseaux sociaux qui accompagnent ce cycle sur cinema.arte.tv/truffaut. Avec, par exemple, un résume de la bio du cinéaste en 4 minutes chrono !

Les films

le_peau_douceCoup d’envoi le lundi 27 octobre avec La Peau douce, un film de 1964 avec Françoise Dorléac et Jean Desailly. L’histoire d’un homme marié qui est plongé dans la tourmente d’un adultère. Cet homme se nomme Lachenau : il était celui d’un ami d’enfance du cinéaste qui signa certaines de ses critiques aux « Cahiers du cinéma », du pseudonyme de Robert Lachenay.

 

Un classique des classiques, le dimanche 2 novembre à 20h45 : Le Dernier Métro (1980). Une description saisissante de la vie d’artistes sous l’Occupation. Le film remporta 10 Césars en 1981 dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur (Gérard Depardieu).

Les Quatre cent coups (1969) avec cette description inspirée par son propre parcours d’une enfance maltraitée avec, bien sûr, Jean-Pierre Léaud, un des doubles les plus fameux de Truffaut, le lundi 3 novembre à 20h45.

Le doc inédit

Alexandre Moix propose un portrait inédit de L’homme qui aimait les femmes, au travers d’entretiens variés – de son épouse Madeleine Morgenstern (de 1957 à 1965)  à Jean-François Stevenin, en passant par Claude de Givray, Liliane Siegel – et qui permet de retrouver un artiste qui ne refusa jamais de s’engager pour l’enfance malheureuse, la cause des femmes ou contre la censure. (dimanche 2 novembre à 22h50)

Des courts

Truffaut au présent, Les Acteurs, d’Axelle Ropert, qui se demande ce que serait les grands couples du cinéma français si Truffaut était encore de ce monde. Avec une belle brochette de jeunes comédiens : Vincent Macaigne, Agathe Bonitzer, Adèle Haenel, Vincent Lacoste… Entre autres.

Un hommage qui fait écho à l’exposition-rétrospective consacrée au cinéaste jusqu’au 25 janvier 2015 par la Cinémathèque française. Truffaut qui disait, comme le rapporte le très réussi « Truffaut par Truffaut », présenté sur un site web très intéressant en quinze chapitres, présenté comme un journal intime par la Cinémathèque . « Je crois que, dans la vie, on arrive toujours à Capture d’écran 2014-10-23 à 07.54.04faire ce qu’on veut, à condition de ne vouloir qu’une seule chose. Finalement, quand un metteur en scène fait son premier film à 35 ans, ça n’étonne personne parce qu’on se dit que c’est normal, ça fait 15 ans qu’il attend pour faire du cinéma. Quant à moi, je fais mon premier film à 27 ans, mais ça fait aussi 15 ans que j’attends pour faire du cinéma, puisque j’ai décidé d’en faire à l’âge de 12 ans. Etant donné que, depuis l’âge de 12 ans, tous mes efforts portent dans ce sens, il était bien normal qu’un jour ou l’autre, j’y arrive. Simplement, au lieu de passer par l’assistanat, j’ai fait mon apprentissage dans le journalisme et la critique, et j’ai aussi appris en voyant des films. »

Un cycle qui ne peut que susciter la curiosité de tous les téléspectateurs qui ont été marqué par l’univers de Truffaut.

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