LIAM NEESON COURT TOUJOURS

TAKEN 2, d’Olivier Megaton – 1h38

Avec Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Janssen

Sortie : mercredi 3 octobre 2012

Je vote : 2 sur 5

Quezako  ? Après avoir réussi, dans Taken, à arracher sa fille des mains d’un gang mafieux, l’ex-agent de la CIA Bryan Mills  se bat aujourd’hui  avec le chef du clan qui réclame vengeance des hommes tués par Bryan, dont son propre fils.  Une vengeance qui se déroule au cœur d’Istanbul.

Et alors ?

Ayant pris la relève de Pierre Monet, réalisateur du premier volet, Olivier Megaton résume l’histoire en une phrase : « Liam est un père qui protège sa fille, Rade en est un qui venge son fils. » C’est un peu court pour faire un polar plein de rebondissements. Surtout que les méchants ont des gueules de circonstances et les gentils aussi. Sur un prétexte mince comme un papier de cigarettes, le réalisateur déroule des scènes d’action convenues sur fond de carte postale. On sait depuis  un épisode de James Bond notamment qu’Istanbul se prête à merveille pour y situer de folles poursuites dans des cadres les plus improbables.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour le reste, montage nerveux, musique assourdissante et cascades à tous les étages ne suffisent pas à muscler un scénario même si Liam Neeson se prend au jeu et sauve sa peau dans toutes les circonstances avec un à-plomb parfait. Il confie : « C’est génial à faire, ces trucs-là. En plus, on a une équipe de cascadeurs épatante. J’ai une doublure formidable pour les cascades, Mark Vanselow qui est devenu un ami et qui fait partie de ma vie, professionnellement, depuis douze ou treize ans. Il fait tout ce qui est difficile ! Reprendre le rôle de Bryan, c’était l’occasion de retrouver Mark et de faire les entraînements de combat avec lui. « 

La seule astuce du film c’est de faire marcher la fille sur les traces de son père, aussi tatillon que méticuleux. Pour autant, quand elle parvient à balancer une grenade à l’endroit idéal, on peut s’empêcher de penser que la fiction est peu réaliste. A voir donc si l’on aime les cascades ou si l’on veut replonger dans le décor d’Istanbul, un brin malmené il est vrai.

Laisser un commentaire