L’amour à l’italienne : pour de Niro…

L’AMOUR A SES RAISONS

de Giovanni Veronesi

Sortie : mercredi 15 juin 2011

Je vote : 1 sur 5

De Niro et Belluci : une romance folle

Quezako ?  Un Cupidon facétieux fait mouche en décochant une flèche dans le cœur de trois couples. Au passage, il se promène, en trois sketches, sur trois périodes de la vie : la  jeunesse, la  maturité et l’âge de raison.

Et alors ? Dans les années 50 et 60, la comédie sociale à l’italienne a connu ses heures de gloire. On se souvient par exemple des Monstres, de Dino Risi. Le trait pouvait,  à l’occasion, être caricatural, il y avait, à l’époque, un regard souvent acéré sous la société à l’heure de la Démocratie chrétienne triomphante. L’époque de Berlusconi et un renouveau certain du cinéma italien pouvait laisser espérer une œuvre plus aboutie et caustique que ce film qui nous propose surtout une carte postale d’une Italie comme figée dans ses stéréotypes.

Les ravages de l'amour à la maturité (Carlo Verdone, Donatella Finocchiaro)

On est loin d’une plongée dans les méandres des sentiments à chaque âge de la vie. Rien de déshonorant dans ces saynètes bien tournées mais rien de palpitant. Malgré son talent, un jeu toujours percutant, et une belle course à pied, Riccardo Scamarcio, vrai symbole du renouveau des artistes italiens, ne parvient pas à insuffler une belle jeunesse dans le premier sketch, malgré le thème de l’expropriation en toile de fond.

Riccardo Scamarcio, toujours dans le tempo

Le reste est du même niveau. On se demande au final comment Robert De Niro, tout en sobriété, parvient à ne pas se perdre dans l’ultime errance sur la Carte du tendre. Et ce, malgré une scène d’effeuillage très réussie face à Monica Belluci. Et avec la présence parfaite d’un Michele Placido en concierge acariâtre et père autoritaire. Mais de grands acteurs en font pas un grand film quand le scénario ne tient pas ses promesses. Déception donc au générique…

Laisser un commentaire