Tous les chats sont gris
d’Aleksi Salmenperä
Sortie : 30 mars
Je vote : 2 sur 5
Quezako ? Une famille recomposée se retrouve autour du père, un personnage austère et autoritaire, quand son ex-épouse meurt. Pour la première fois réunis, le fils et la fille développe une relation fusionnelle qui rend fou le père, imaginant les pires choses entre ses enfants.
Et alors ? Portait juste d’un père autocrate, aussi froid qu’un glaçon de la banquise, ce film dresse avec une justesse certaine l’étude des mœurs familiales sur fond de -solides- névroses. Fonctionnant sur un certain nombre de symboles -ainsi avec le job du père, un juge respecté- l’histoire tient au début en haleine avec un scénario aux promesses alléchantes et des acteurs justes de bout en bout. Il est dommage qu’il ne maintienne pas le cap jusqu’au bout en déroulant tous les méfaits de certaines névroses familiales, du fiel de certaines relations humaines. Au final, la froideur du traitement -l’utilisation de l’escrime, sport difficile, exigeant et doté de certaines valeurs surannées que le fils abandonne aurait pu plus solide- ne pousse pas l’histoire au bout de ses méandres. Dommage !

